12 janvier 2007

The dark side of the JAVVA: un chantier dans un cimetière!!!








J'aime beaucoup cette photos...et vous???
Merci beaucoup Kim.

Hello tout le monde,
Je m’appelle Kim, et j’ai fais mon premier chantier durant ce mois d’août 2006 à Clairegoutte, petit village sympathique dans la région de la Franche-comté. (En France)
On était 20 jeunes d’entre 17 et 40 ans, venant de différents horizons. (Russie, Allemagne, Corée, Chine, Italie, Espagne, Mexique, …)
Tout de suite le contact s’est super bien passé avec tout le monde. On parlait le fran-glais ;) assez rigolo =)
Le village nous a très bien accueillis. Afin de mieux lier le contact bénévoles-villageois, nous allions nous laver chez l’habitant. Chaque jour, nous pouvions aller dans une maison de notre choix. Souvent, ils nous offraient un verre, et nous tapions la discute.
Nous logions dans la salle de fête de Clairegoutte, tous ensemble sur des lits prêtés par des militaires.
Durant ces 3 semaines, nous rénovions le cimetière du village. On a repeint les barrières, désherbé les tombes, cassé les joins du mur entourant le cimetière pour en refaire des nouveaux, enlevé les vieilles stèles … Le tout, dans la joie et la bonne humeur ^^ (Bataille d’eau, course de brouette, chansons dans différentes langues. On a été interviewé et, plusieurs fois, on a eu nos ptites têtes dans les journaux et à la télévision locale.
Chaque jour, 3 volontaires du camp faisaient à manger pour toute la troupe (matin, midi, soir et la pause de11h00 que nous prenions …. dans le cimetière)
L’après-midi, nous visitions le pays. Les villageois, très chaleureux, nous ont organisés des tonnes d’activités, comme de la descente en trottinette dans l’herbe, des visites de parc, de lac, de musée, de la merveilleuse chapelle Notre-Dame du Haut (architecte: le Corbusier), Des souper barbecue avec les pompiers, une soirée concoyote (fromage typique … à ne pas manquer si vous faîtes un détour dans la région). Les jeunes du village nous ont également donné un concert privé, et venaient le soir, déconner avec nous dans la salle.
Nous, les volontaires, avons organisé un repas international et y avons convié tous les habitants. Ce fût une soirée mémorable. Chaque volontaire avait préparé une spécialité de son pays, et les habitants avaient ramené des spécialités de la Franche-comté.
Les habitants nous ont également invités, par 2, à manger chez eux. Nous avons pu mieux découvrir comment ils vivaient.
Nous avons également assisté au concert du groupe Santa Macairo. (Musique serbe) Ce fût extrêmement génial … Comme nous n’avions pas de moyen de locomotion, certains habitants nous ont accompagnés en voiture.
Je pourrais vous en parler des heures et des heures tellement j’en garde un merveilleux souvenir, et c’est pourquoi, cet été 2007, je renouvelle l’expérience.
Si je devais vous donner un conseil? Surfez vite sur les pages de Javva, et choisissez votre chantier! Je vous le promets, vous ne le regretterez pas le moins du monde!
Et puis, on garde contact avec certains membres du chantier, ça nous fait des amis un peu partout dans le monde … Bientôt, je rendrai visite à Julia, ma ptite Russe =)

18 décembre 2006

JAM: "Merci 1000 fois"







Et voilà des photos qui on a pris pendant la jam session..........
merci merci et merci à tous.

05 décembre 2006

La fascination du Bouddha. Denis en pleine meditation au Laos.

Good Morning Vietnam.
Good Morning Belgium.
Good Morning Everybody.

Une fille vous a dit qu'elle vous aimait et que c'etait pour la vie. Vous vous retournez dans votre lit, perplexe...
Quelqu'un vous aime...
Vous vous reveillez au Laos !
Serait-ce un reve d'europeen en mal de sensation, emporte lui-aussi par la mondialisation ?
Qu'est-ce que je fous au Laos ?

Assis dans un parc de Bouddhas a Ventiane, la capitale du Laos, je reecris ma vie.

Un monde de Bouddhas.
Valsent les souvenirs, au milieu de ces statues de pierre.

Le moine, sa toge orange et son parapluie.
L'ecoliere, en uniforme, sur son velo.
La chanteuse laotienne.
La descente du Mekong, ce fleuve mythique qui traverse le Laos au milieu d'une nature verdoyante...
Les villages des Hmong, une peuplade primitive du Laos, qui pratique encore la polygamie...

Les souvenirs courent dans ma tete.
Se rejouent - en images - les infos du Monde. Tournent aussi toujours plus vite. Un tourbillon de mots et d'images vus sur CNN et TV 5.


De l'ex-espion russe mort assassine a Gerard Depardioue et Garcia Marquez a l'anniversaire de Fidel Castro a Cuba, du pape qui se tourne vers la Mecque en passant par Segolene, la belle Segolene au Liban, la journee du Sida et ses 40 millions de victimes, l'Inde et ses 5 millions de sideens, la Chine et son million de sideens... Ca tourne, tourne encore...

Je releve ma tete, des centaines de Bouddhas me regardent. Ils sont debout, couches, assis et ce sourire enigmatique...

La fascination du Bouddha. Il me sourit, je lui souris.

Une fille vous a dit qu'elle vous aimait et que c'etait pour la vie...

Ils sont des dizaines et ils vous regardent. Les Bouddhas me fixent...

Mais expliquez-moi donc la fascination du Bouddha ... et le sourire de ses moines ?

Valsent les souvenirs du Laos...

Ma chanteuse laotienne et sa voix de Diva. Un ange au Laos est entre dans ma vie...
Mon coiffeur Laotien et ma boule a zero a la mode bouddhiste. Enfin, rassure-toi, maman presque la boule a zero, mon coiffeur ne voulait pas d'un skin-head !
Mon maitre d'hotel, adepte de Marx ( Le Laos est un pays communiste) et amoureux du liberalisme economique...
Le moine rieur et ses secrets : un homme autrefois marie, trompe, humilie, sauve par une toge...Le brave homme rayonnait.
Deux irlandaises, desesperees par la pluie de Dublin, a la conquete de l'Australie...
Et puis, des argentines au Laos, belles, tres belles, et meme une polonaise au Laos...

Arret sur image, un parc de Bouddhas, tous plus beaux les uns que les autres.
La fascination du Bouddha.

Un commerce de Bouddhas, petits, grands, tordus, en bois, en pierre, en ceramique...
Des temples de Bouddhas, beaux, intimes, etranges.
Mon ami Eddy, partage entre ses 3 litres quotidiens de biere laotienne et la quete de petits Bouddhas... Pourvu que Bouddha gagne, pas si sur...

Valse le monde, dans ce parc de Bouddhas, valsent mes amours...
Tout se confond sous le regard de Bouddhas.

Simon and Garfunkel, chante par une laotienne et un groupe de Japonais il y a quelques jours a Vang Vien (une ville un peu plus au Nord ). Les japonais, grandioses, cameras au poing, zooms geants sous forme de mitraillette, materiel d'elite dans une guest house laotienne, perdu le long de ce Mekong, ce fleuve qui traverse le Laos... Vous avez deja vu un zoom de Japonais ?
Reves et irrealites.

Plaisirs divins qui vous font chavirer l'ame...

C'est la voix de ma laotienne qui me revient... Aluna ( prononcez Alouna), elle s'appelait
C'est l'opium qui m'est propose a mon arrivee a Bangkok.
Ce sont les filles ( certains soirs, dans les rues de Ventiane, les touk-touk (les taxis laotiens) vous proposent des filles ou de l'opium...
La biere laotienne, peut-etre la seule vraie rivale a mon ami Bouddha...
Mais aussi la Marijuana...
Mais aussi, le couple a l'occidental et ses bebes dores ( un garcon et une fille, bien sur), dernier rempart a notre materialisme sauvage...
Mais aussi les voyages d'occidentaux " en quete de vie ", la bonne bouffe, le sexe,... ( j'arrete ici... sinon maman ne sera pas contente..)

Dernier paradis divin, la Meditation. Une heure de Mindflulness dans un parc de Ventiane. Je plane. De la "Walking Meditation ". C'etait le jour de la fete nationale du Laos, le 2 decembre.

Le top, je ne vous raconte pas...

Un ecossais ( encore un qui s'enmerde dans son pays), comme maitre de ceremonie, a nous faire " DE-COM-PO-SER" notre marche. MARCHER COMME UN ESCARGOT. Ca s'appelle la pleine conscience. Autrement formule par notre celebre compatriote, Jean-Claude Vandamme, c'est etre AWARE... Le present et le futur ne font plus qu'un. Le bonheur, quoi.
Souvenir epatant, il y a un peu plus de 6 mois, d'un episode de Charlots ou je jouais la meme scene sur un sol belge, entoure par des psychologues, des professeurs d'universite en pyjama... C'est top genial...

Nos "psys", apres nous avoir perdu trop longtemps dans les meandres psychanalytiques ont retrouve les pas de Bouddha.
La "Zen-attitude" du Bouddha a conquis notre monde.

Je me releve. Je me balance. J'esquisse quelques pas de danse dans le parc des Bouddhas. Les Bouddhas me font tourner la tete.

Les idees passent.

Une fille vous a dit qu'elle vous aimait et que c'etait pour la vie.

Le Yin et le Yang s'entremelent dans nos tetes

Passent les cumulus gris et noirs au loin. Les pensees negatives (negative thoughts, dirait Jean Claude V. D.) s'envolent, s'eclatent et viennent mourir dans l'ocean de nos vies...

Le Genie de Bouddha, le plus grand "psy" de tous les temps nous comte ici un peu du mystere de son sourire....

La temperature baisse, la fievre des bouddhas retombe, restent la voix de ma chanteuse laotienne, les mots de ce novice bouddhiste qui a abandonne la toge, le sourire de mes irlandaises, la beaute du Laos ( Que c'est beau, le Laos : the jewel of the Mekong, comme on l'appelle ici !), ses huttes de pailles et de bois, ces gens si simples, eux-memes confrontes a la mondialisation et puis toujours mes amours qui reviennent....

Le Laos et ses merveilles...

Les bouddhas, comme seul decors.

Un parc de Bouddhas

Meditation ou delire d'auteurs... A vous de juger...

Le bonheur est pourtant si simple...

Paroles de Laotien. Parole de Bouddha. Parole de moi.

Demain, je m'envole vers le Cambodge. A dans une petite semaine...

Bisous du Laos.

Denis.

29 novembre 2006

Lost in a workcamp

Le documentaire sur JAVVA est terminé...et bientôt on line la version integral sur le site internet www.javva.org
pour la 2eme partie allez sur: http://www.youtube.com/watch?v=kSgfSZfLtFE

10 novembre 2006

JAM SESSION



...Après les concerts, chacun pourra improviser avec ses instruments!!!
Pour ce faire une idée sur les groupes qui jourant vous pouvez aller sur le site internet:
http://sidtheband.over-blog.net (SID)
pour "Raz taboul" on attend de savoir l'adresse internet du site officielle.
à +

26 octobre 2006

JAVVA: 24h en velò





...Voilà les photos que hier soir notre Pierre a pris à Louvain-La-Neuve en occasiòn de 24h en velò...aussie JAVVA a participè: merci 1000 fois à tous les volontaires.

23 octobre 2006

Aurelie en Inde






...et voilà les tres belle photos que notre volontaire Aurelie a envoie pour JAVVA.

"Je m'appelle Aurélie et j'ai choisis de faire un volontariat de 6 mois en Inde, à 19 ans.J'ai longtemps hésité avant de franchir le pas et puis finalement je l'ai fais et j'en suis super heureuse!Arrivée sur place, quelqu'un m'attendait a l'aéroport et j'ai vite fait connaissance avec les autres volontaires d'Europe et d'Asie.On a d'abord eu une semaine d'orientation avant d'etre placés dans les projets(la plupart dans des écoles).J'ai eu de la chance d'avoir été dans uine école où ils n'avaient encore jamais accueilli de volontaires avant moi.Le village s'appelle Uppinakudru, ce qui siginfie dans la langue locale-le kannada-:"l'île salée, ce qui était le cas.
Le courant est bien passé tant avec les profs que les élèves(13-15 ans).Ils étaient très curieux de savoir qui j'étais et ce que je venias faire ici.Pour eux, c'était inimaginable qu'une fille si jeune que moi parte seule, si loin, sans ses parents...Très vite, certaines filles ont voulu m'inviter dans leur maison, offre que je n'ai pas pu refuser...et c'est devenu vite notre petit rituel quotidien.J'ai aussi tenu a adopter les coutunes locales et porter le sari pour aller a l'école, ce qui était très apprécié.Je me souviens d'une élève qui me disait parfois "Tomorrow: red sari please!!" Comment lui résister?
A part ca , concrètement j'ai surtout favorisé l'oral en anglais, la conversation, les jeux(pendu, mots croisés, pays-ville), les chansons et meme un peu de francais!
Après les cours, on se réunissait toujours entre volontaires: cyber café, milkshake, ou encore boutiques de vêtements! Et le weekend on partait en excursion, a la plage, sites touristiques,etc.
Lorsque j'ai quitté mon école, ils m'ont tous signé une page d'un carnet qu'ils m'ont remis,m'ont offert des dessins et bricolages.Moi je leur ai confectionné 2 panneaux décorés de photos pour que le souvenir persiste toujours. Depuis mon retour en Belgique, je continue a correspondre avec certaines élèves qui me demandent a chaque fois: "When do you come back to Uppinakudru?"
Voila, c'était mon expérience et je ne peux que vous conseillez de vous lancer vous aussi, car si vous êtes sur ce site, c'est quand même pas par hasard! Alors, allez-y, faites le! Partez découvrir le monde et ses millions d'habitants!"

S'ils veulent me contacter tu peux joindre mon email (aurelie865@hotmail.com)

A bientôt; Aurélie

09 octobre 2006

Le chantier de Marianna





Chantier à Braine L'Alleud - Octobre 2006

Bonjour à tout le monde!
Je m'appelle Marianna, je suis italienne et j'ai participè au chantier international que JAVVA a organisé a Braine L'Alleud, un petit village pas loin de Bruxelles, depuis le 22 sep^tembre jusq'à le 3 octobre.
Le but du chantier etait la réalisation du Massif Festival, c'est-à-dire un festival local de la musique rock et pop que la maison des jeunes de braine organise tous les années, depuis 10 ans.
Avec les autres volontaires, j'ai travaillé pour crèer les décorations du festival, donc nous avons donné libre cours à notre imagination et à notre creativité, mais sourtout on a travaillé toujours ensemble.
A' mon avis, la chose la plus importante de cette expérience a été la possibilité de travailler en équipe avec gens trés differente de moi.
En effet, c'est trés difficil travailler avec des gens qui vient d'autres pays...(dans ce group, par example, il y avait aussie deux filles coréennes et une filles mexicaine) et qui ont une différente façon de penser, de travailler et de vivre.
La debut a été un type compliqué mais aprés tout a été super!
La soirée du festival a été trés amusant...on a bu et dansé jusqu'à 6 heures du matin!
Avec cette expérience, j'ai apprise sourtout l'importance de la colaboration entre jeunes et peuples differents pour rejoindre un but commun!
J'espere de pouvoir aller encore à braine L'Alleud l'année prochaine.
Marianna (Italy)

06 octobre 2006

WK rentree (30-31 octobre)





... et voilà quelque photos que j'ai prises au WK de rentree...maintenant j'attende vos photos....et merci a tous pour les beaux momente passés ensemble à Modave.

13 septembre 2006

La temoignage de Dorina




Témoignages des chantiers internationaux de Belgique

Les débuts semblent toujours difficiles... Suivant la logique normale du discours, je commencerai par ma présentation : mon nom est Dorina Vandici, reçu un diplôme dans Filology, la Faculté des Lettres, Université d'Oradea, 2003 et actuellement je travaille en tant que volontaire à long terme à Javva (Jeunes Actifs dans le Volontariat et les Voyages Alternatifs), Bruxelles, sur le projet le « sensibiliser les jeunes à travers l'échange interculturel » 'dans le Service de Volontariat Européen, le programme de volontariat à long terme de la Commission Européenne.
Les lignes suivantes contiennent le récit de mon expérience dans deux chantiers internationaux en Belgique organisée par Javva à Antoing (05.07-16.07.2004) et Bienne-lez-Happart(02.08-15.08.2004). En fait, ils sont une invitation à vivre une aventure, pour découvrir un autre monde, une diversité culturelle, pour rencontrer des personnes de différentes origines et cultures, à faire du tourisme alternatif, un tourisme responsable. Ces lignes sont également une invitation à se découvrir, à tester vos capacités. Principalement, l'idée de ces chantiers est de communiquer, pour vous ouvrir nouveaux horizons, une autre vision sur la société.

Dans le chantier à Antoing, les volontaires ainsi qu'un groupe d'adolescents locaux aidés à la réalisation d’un circuit de marche autour du vieux canal de Maubray et également à l'entretien des secteurs communaux (coupant l'herbe, faisant des clairières de forêt pour protéger des espècesmises en danger). Ainsi, le projet avait 2 objectifs : restaurer le patrimoine régional et inclure socialement de jeunes défavorisés.

La petite ville d'Antoing (environ 10000 habitants), placé dans les Sud de la Belgique, près de Tournai, sur le bord du fleuve Escaut, avec ses fours très vieux pour traiter la pierre afin de produire le ciment, connu comme capital du Pays Blanc, est entouré par un air de mystère donné par le château médiéval qui se lève au-dessus de municipalité. Je me rappelle que j'ai eu un soir comme le sentiment d’être dans un conte de fées quand marchant sur le bord du canal au-dessus duquel les branches des arbres s’unissent, en formant un pont de feuilles et en écoutant un concert de flute, entourés par des vers luisants.

Une expérience totalement différente était celle que j'ai vécue dans le chantier à Bienne-lez-Happart (dans le sud-ouest de la Belgique), au centre pour les personnes handicapées Arthur Regnier. Le but de ce chantier est d'une part l'intégration des enfants avec un handicap cérébro-moteur dans leurs vies quotidiennes au centre (animation) et d'autre part dans la vie extérieure (excursions). Je ne peux pas dire comment ardemment ils attendent le mois d'août où les volontaires devraient arriver ! ! ! ! C'est ici que j'ai appris que la communication n'est pas limitée à une langue conventionnelle (içi la langue française), celui-là peut communiquer par des signes, schémas, jeu de regard... Il y a une chose qu'on devrait jamais oublier, que tout le monde a ses propres limites, que chacun devrait l’accepter et nous ne devrions pas imposer d'autres barrières à un monde qui a déjà ses limites.

08 septembre 2006

Nadine en Pologne






Bonjour,

Je m'appelle Gelbgras Nadine, Bruxelloise de 22 ans, complètement "city girl" !!! Pourtant le chantier je l'ai fait ! 2 semaines en Pologne, dans un petit bled complètement isolé, à une vingtaines de kilomètres de Varsovie... Soit disant je devais partir pour récolter des informations surs les chantiers internationaux, dans le cadre de mon mémoire de fin d'études... Qui aurait cru que j'allais adorer ! Moi qui ne suis jamais partie seule nul part, et qui n'ai jamais quitté mon copain plus de 2 jours et demi !!! C'était génial !!!! On était un super groupe, comme on travaillais bien et vite on a pu réduire notre temps de travail à 3h30 par jour ! On a tout le temps de se découvrir, de s'amuser, de s'ouvrir, d'aller à la rencontre de la Pologne... Je comprends les gens dans les reality show maintenant, comment ils arrivent à s'attacher aussi vite, et à pleurer lors des départs, alors qu'on fond ils ne se connaissent pas depuis longtemps.... Mais les liens sont là, 2 semaines ont suffit pour sentir qu'ils sont mes amis, mes 'international friends" ... on est toujours en contact, on s'envoie des mails très souvent, il y a même une des volontaires, la coréenne, avant de rentrer chez elle, qui est venue à Bruxelles, c'était tellement bizarre de la voir ici, loin du chantier.... Mais le monde est tellement petit, c'est tellement facile d'aller d'un point à l'autre du globe (si on oublie l'aspect financier évidemment !!!).... Enfin si je continue je vais jamais m'arreter de parler de ces 2 semaines excpetionnelles, j'ai découvert tellement de choses, mais surtout je me suis découverte moi-même, j'étais complètement seule pour me lanver dans cette aventure, mais je l'ai fait, avec beaucoup d'angoisse, de fatigue (22h de bus bruxelles-varsovie), le sentiment d'etre perdue dans uen ville inconnue ou rien d'est en anglais !! Mais moi la petite Nadine Gelbgras, la vraie fille de la ville, je me suis découverte un coté que je ne connaissais pas, un coté que j'aime beaucoup mais que je n'arrive pas a exprimer en mot...

Merci...

30 août 2006

Alfredo en Singapur





Estoy aquí sentado en mi cama y escuchando a Ojos de Brujo en la ciudad de Singapur. Como siempre enganchado a la conexión inalámbrica de algún vecino amable y solidario. Debería de estar en el curro pero hoy tenía un dolor de cabeza de espanto y he decidido quedarme en casa y aprovechar para escribiros unas palabritas, que se que hace tiempo que no doy noticias.

El tiempo pasa también aquí en el otro lado del planeta y sin darme cuenta ya han volado casi dos meses. El curro va bastante bien aunque a veces sigo echando de menos más comunicación y trabajo en equipo. Hasta ahora me estoy encargando de 3 proyectos, primero la organización de una Conferencia titulada Asia-Europe Youth Interfaith Dialogue en la que participarán 30 jóvenes representando a distintas religiones de Asia y Europa. Tengo que preparar el programa de actividades, elegir a los ponentes, diseñar las actividades culturales, los contenidos, etc. Es el proyecto más interesante ya que es muy palpable, tendrá lugar el próximo noviembre.

El otro proyecto se llama DEEP (Data Base on Educational Exchange Projects) y será una base de datos on-line con información sobre todas las universidades de Asia y Europa y las posibilidades de programa de intercambio para estudiar en alguna de ellas. La verdad al principio estaba perdidísimo con ese proyecto, no me enteraba de nada. Pero ahora estoy metido de lleno y la verdad es que se aprende mucho, sobretodo trabajando con los diseñadores de la web, los researchers (los que buscan la información) y alguien llamado Usuability Expert (que se encarga de distribuir la información de tal manera que todo el mundo la pueda encontrar fácilmente).

El tercer proyecto el cual apenas acabo de acoplarme es una reunión de Parlamentarios de Asia y Europa. 100 jóvenes parlamentarios de los 2 continentes. Lo bonito de este proyecto es que lo he pillado al principio y por ello hay mucho mas espacio para proponer y construir el proyecto desde el principio. Lo peor es que no podré ver el resultado ya que tendrá lugar en Marzo del año que viene en Holanda L

Bueno además del trabajo por aquí hacemos otras cosas, aunque tampoco tanto. El trabajo es bastante absorbente la verdad. Entre levantarme, tomar el MRT (Mass Rapid Transit) y el bus, ya me lleva unos 50 minutos de ida y otros 50 de vuelta. Y la verdad el clima caluroso y húmedo te aplatana bastante después de un día de curro.

Aquí hace siempre la misma temperatura. No varía mucho de unos días a otros ni entre el día y la noche, ver las previsiones en la tele es una broma. Todos los días dicen lo mismo, máximo 35 ºC, Mínimo 28 C. Humedad relativa del 80 %. Pero bueno, uno se acostumbra a todo, de verdad que sí J

Además aquí no hay estaciones y eso los occidentales lo echamos mucho de menos, porque es nuestra medida de ver el tiempo pasar. Aquí no, aquí no hay estaciones. Aunque a veces entre nosotros decimos que te puedes encontrar las 4 estaciones en un mismo día; te levantas un fin de semana a las doce y hace un calor que te cagas –Verano-, a mediodía viene una tormenta y se pone a llover –Otoño-, de repente entras en un Centro Comercial, aire acondicionado a tope –Invierno- sales cerca del río o del mar, el atardecer y refresca, -Primavera-. Ahí lo tenemos, las 4 estaciones en un mismo día!!!

Bueno estaba contándoos que se hace aquí además de currar.

Bueno pues yo estoy yendo a clases de Chino!!! Sí amigos, aquí un servidor aprendiendo Chino una vez por semana!!! Lo de aprender es un decir porque es chunguísimo. Cada palabra puede tener hasta cinco entonaciones distintas, cada una de las cuales cambia su significado. Así que imaginarme a mí con estas cuerdas vocales que me ha dado la providencia repitiendo y repitiendo 20 veces cada palabrita a mi profesora de chino. La verdad es que me tendrían que levantar un monumento por apuntarme a las clasecitas de chino. No, pero mola, de verdad J

Además estoy yendo a Yoga una vez a la semana y a la piscina pública que es todo un show (el último día estaba llena de niños que nadan en pijamas blancos!!!) de vez en cuando. Y claro ante tanta actividad alternativa Tanja, mi compañera de piso Finlandesa, dice que soy un Hippie. Paciencia … Hoy Tanja tampoco ha ido a trabajar, pues ayer se pego una excursioncita a Saint John Island, una isla al sur de Singapur, y tomó demasiado el sol … piel nórdica, así que os podéis imaginar … a mi no me gustaría "estar en su piel" (nunca mejor dicho), la pobre lo esta pasando muy mal la verdad, a ver si bajo a la Farmasy a comprarla algo. Aunque tiene mala solución …

Que más he hecho en estas últimas semanas. Bueno pues he tenido la primera visita de colegas!!! Miguelito y su hermanito Adrián han estado por aquí. Y ha estado muy divertido. Estos son unos cosmopolitas así que les ha gustado la ciudad les ha sorprendido, además han completado Singapur con sus escapadas a Filipinas y Bangkok y el viaje que hicimos juntos a las islas paradisíacas de Malasia.

Si alguno os animáis a visitar Singapur o alrededores aquí se os recibirá con los brazos abiertos, en 8, Adis Road hay un colchón y un sofá para invitados ;-)

Y el sábado estuvimos en el WOMAD el Festival Internacional de Músicas del mundo, tocaban Chico César (Brazil), Susana Baca de Peru (con la que tuve la oportunidad de hablar después del concierto, majísima …) y Jimmy Clif, Reggae de Jamaica. Si Singapur es por si una ciudad sorprendente por su diversidad y su mezcla cultural … esa noche el Fort Caning Park era una explosión de sonidos, de colores, de musicas distintas en cada esquina, de actuaciones y de muestras culturales de todo el mundo. Un espectáculo imprescindible.

Y ya no os aburro mas.

Para los perezosos que no se van a leer este correo y que sólo quieren ver fotos… bueno … hay va una selección de estas últimas semanas.

Escribirme chavales, que por aquí se os echa de menos, si … a todos … incluso a los que pensáis que no se os echa de menos, a esos también. ;-)

A los que regreséis al curro ahora en Septiembre, buena suerte. Ánimo. Energía. Y todo lo demás.

Abrazos,

Alfredo

06 août 2006

Chantier en Bienne-lez-Happart


...pour les temoignages cliqué sur le titre.

27 juillet 2006

Claire, Thailande


Août 2005
Je suis partie en Thailande pour participer à un chantier Javva de 15 jours. Celui-ci comprenait une semaine dans une communauté bouddhiste et une semaine dans un village de fermiers. Mais en tout je suis restée un mois dans le pays.
Je suis arrivée a Bangkok avec une copine quelques jours a l’avance pour visiter la ville. Ensuite nous avons pris un train de nuit (c’était un de mes souhaits, j’adore voyager en train, surtout a l’étranger) pour arriver au lieu de rencontre du camp dans le Nord Est de la Thaïlande, non loin de la frontière Laotienne, Ubon Ratchathani. Il arrive que des vols se produisent dans les trains et pour se rassurer, Natacha et moi dormions avec nos objets de valeur et notre argent. Le train est une formule vraiment pas chère mais le moins cher de tous les transports est, un peu comme partout dans le monde, le bus (neuf ou vieille cariole, climatisé ou étouffant).
Donc, arrivées à Ubon, nous avons rencontrés les autres volontaires qui formaient le groupe. Celui-ci s’est retrouvé composé de quelque américains, allemands, italiens, espagnoles et japonais. Si, comme moi, vous n’êtes pas forcément a l’aise pour parler avec des gens que vous venez de rencontrer et en plus dans une autre langue, entrainez-vous avec les japonais car ceux-ci ont un niveau d’anglais moyen (enfin ne généralisons pas non plus mais sur 5, 4 avait le meme niveau que moi, c’est a dire franchement limité) et adore papoter gentiment.
Oï, une thaï d’une vingtaine d’année, était notre guide. Paresseuse, tres souvent en retard et parfois désorganisée, elle demeura cependant indispensable pour la cohésion du groupe et son rapport avec les autres thaïlandais.
Au dela du coté rencontre au sein du groupe, j’ai évidemment trouvé dans le triangle d’or beaucoup d’exostisme, de spiritualité et de nouveautés à mes yeux.
Dans la communauté, nous avons mangé végétalien, rencontré les habitants, cotoyé des moines, assisté a des réunions, joué avec les enfants ou donné des cours d’anglais. Nous avons aussi été récolté du riz, principale occupation la deuxieme semaine dans le village.
Les week-end etaient libres donc nous allions visiter des réserves naturelles, se baigner sous une cascade et, naturellement, s’imprégner des nombreux temples ou monastères.
La communauté bouddhiste fut donc intéressante au niveau de son fonctionnement (autarcie autant que possible) et le village de fermier m’a projeté au coeur de la pauvreté, mais non moins générosité, rurale
La pauvreté en Thailande est évidemment un thème incontournable. Bien que ce pays soit tout de même fortement occidentalisé (On trouve un magasin Carrefour a Chang Mai !), il y a des sans-abris a la pelle et meme si la prositution est aujourd’hui beaucoup plus réprimée, elle n’en demeure pas moins réelle quoique plus cachée.
Je n’ai pas vraiment été confronté aux conséquences du tsunami. Il paraitrait que dans les plages du sud ouest où il a eu lieu, les gens etaient fortement choqués et beaucoup d’entre eux partaient pour la capitale créant un exode tout bénéf pour les hoteliers qui étendent la reconstruction de leurs hôtels sur les anciennes habitations thai. Il parait, je ne l’ai pas constaté par moi-même.
Que dire de plus sur la Thaïlande et sa population ? C’est un pays magnifique mais qui a un peu perdu de son authenticité par trop de tourisme et d’exploitation. Le thailandais sont tres aimables mais il faut toujours demeurer méfiant car, comme dans beaucoup d’autres pays du même gabbarit, amabilité ne signifie pas forcément désinterressement...
La vie n’est vraiment pas cher, surtout pour les les produits de bases. On peut manger à une petite payotte un plat de nouille pour 50 cents. On trouve des 7/Eleven à tous les coins de rues. Les bars et cafés ne servent plus d’alcool à partir d’une heure, je pense, et ils ferment une ou deux heures après. Dès lors la vie nocturne s’improvise sur les trottoirs. Un business que les thai les plus audacieux ont pu mettre à profit.
La religion est fortement imprégnée dans la culture thai. Le bouddhisme est majoritaire et si vous aimez les bouddhas en or, vous allez etre servis. Mais attention veuillez à toujours bien vous couvrir les épaules et les genous, lors de visites de temple. Même remarque pour les écoles. Il y a également une importante communauté hindouiste d’ou la présence de temples colorés de cette religion qui vois un dieu dans chaque élément terrestre.
Enfin, la Thaïlande est un pays ou il y a des tas choses à voir ou à faire, on peut s’en mettre pleins les yeux à chaque seconde à condition de sortir de temps en temps des sentiers battus. Et quitte à aller par dela les fontières, tenter d’atteindre Angkor wat, ca en vaut la peine !

26 juillet 2006

SVE au Mexique


Témoignage pour Javva News de juin 2004

Par Antoine Attout, de Puerto Vallarta, Nuestra Tierra A.C., Mexique

Quelques petites lignes provenant de l’autre côté du monde, pour susciter chez vous une envie, une pensée, une idée…
Un mois seulement depuis mon débarquement sur la Bahia de Banderas, mais il y a déjà tant de choses à exprimer, tant de sentiments nouveaux, de découvertes.
Le Mexique est un pays magnifique, riche d’histoire, de traditions et d’énergies chamaniques, mais son bouleversement depuis l’invasion espagnole semble prendre de l’ampleur dans cette société de consommation à outrance. La forte influence des Etats-Unis voit naître une société divisée entre rapidité de l’information, achats de biens de consommation et de l’autre coté une tranquillité inaltérable de prendre les choses comme elles viennent, vivre l’instant comme un présent, car ici, demain est toujours le meilleur jour pour faire ce qui te déplaît aujourd’hui.

Le grand défi de cette région à forte concentration touristique, étant donné la beauté du lieu et sa richesse écologique, est d’établir un projet concret de développement durable, soutenable pour l’environnement et pour l’économie locale basée essentiellement sur les dépenses des gringos en sandales et chaussettes blanches.
L’implantation massive d’hôtels de luxes a ouvert la voie à une lente et terrible destruction de l’écosystème de la baie. Un exemple est l’implantation de l’aéroport sur un site naturel d’une rare fragilité, oú s’entrecroisent trois écosystemes differents (la mer, la lagune et le fleuve). Ce site aurait du etre protégé étant donné la foule d’especes d’oiseaux qui y regnent et un nombre incalculable d’autres qui y séjourne durant leur migration.
Non, l’homme ne s’est pas adapté à l’environnement, il a forcé ce dernier à s’y adapter ou sinon à mourir. L’argument économique a pris le pas sur la nature depuis longtemps, le probleme est l’absence de fortes oppositions sur ces délicates questions.

C’est en partie le role de l’association pour laquelle je travaille actuellement. Nous pensons au sein de cette organisation que le gros du travail doit passer par l’éducation. Voilà une des raisons pour lesquelles nous travailons énormément avec les enfants, sur des projets de sentier educatif, de theatre environmental, d’ateliers de papier recyclé ou un tas d’autres évenements ludiques et educatifs.
Un autre exemple concret est la lutte d’images que nous comptons mettre en place pour sensibiliser les personnes vivant sur les flancs de montagnes. Parce que sur ces terres bien vertes, certains fermiers à l’affut de rentrées d’argent facile, mettent le feu aux collines avoisinantes afin de pouvoir les vendre facilement à des promoteurs immobiliers. C’est une pratique de plus en plus courante et le combat est d’actualité en cette période de l’année oú les premieres pluies d’été se font attendre.

C’est le grand défi que cette région doit soutenir : harmoniser les exigences économiques et la nécessité de préserver ce patrimoine naturel qui finalement a permis à la vallée de se développer.

Pour les côtés culturels et divertissants de ce beau pays, je vous invite a lire le témoignage qui paraitra prochainement dans votre Javva News.

19 juillet 2006

Merci François





...pour les photos du dernier BBQ d'Anita...

Et vous n'hésitez pas...ENVOYEZ votre photo!!!

18 juillet 2006

Seb en Croatie








Kostajnica et nous…

Le paysage défile, inlassablement. Le soleil brule la peau à travers les vitres du bus. J’ai du mal à rester éveillé mais le panneau signalant l’entrée du village me tire de mon pseudo-sommeil. Ca fait un moment que j’attends ça. Un moment que j’attends l’arrivée à Kostajnica. Peut-être est-ce l’effet conséquent de 25 heures de bus pour parvenir jusqu’à destination… C’est surtout l’impatience de vivre enfin un chantier international, après en avoir entendu parler à peu près un million de fois sans jamais avoir tenté l’expérience…

Je découvre l’endroit où, avec dix autres volontaires, je vais passer deux semaines de mon existence. Notre logement a été retapé par les volontaires du précédent camp. Les volontaires arrivent. Deux français, une française, une belge, une danoise, une koréenne, un hongrois, un allemand, deux espagnols et moi.
Dormir à même le sol, une seule douche, glaciale, pas de four ni de frigo, mais qu'importe, on se
débrouille.

Kostajnica, ça se trouve en croatie, à la frontière Bosniaque. Une rivière, l'Una, sépare les deux pays, et ça et là, il reste des ruines, des maisons effondrées témoignant des conflits ayant ravagé la région. La guerre n'est pas si loin. Le pont qui relie les 2 pays n'a ouvert que l'année passée. C'est a dire que les enfants qui ont grandi pendant la guerre, et les jeunes qui ont aujourd'hui 17 ans, ne connaissaient pas un pays qui est à 500 mètres de chez eux…

Nous commençons le camp par des travaux de peinture dans notre logement. Faire de l’endroit un lieu de vie agréable… Idée artistiques et simples coups de pinceaux transforment les murs en fresques… Ca prend forme, ce n’est qu’un début. Nous poursuivons avec des travaux de déboisement sur une île au milieu de l’Una. Le physique nourri le mental. Entre deux après midi de déboisement sur l'île, une nuit de campement. Belle étoile et crépitement des flammes, guitare, paroles, de quoi rêver, le sommeil bercé par le chant des grenouilles...

Le groupe se soude un peu plus. On commence à se raconter, à se livrer, à apprivoiser et se laisser apprivoiser. On danse Espagnol, on écrit Coréen, et finalement, on chante dans la rue nos langues natives en une même chanson. « Voyager »… notre contribution au festival de rue. Bon. Par manque d’information, peu de monde est venu nous voir, mais tant pis. Et maintenant ? Une mamie à sa fenêtre. Elle souris. Sans hésiter nous nous plantons là, juste dessous, et reprenons notre chant multiculturel. La mamie semble ravie. On aura au moins fait une heureuse. On espère seulement qu’elle n’était pas sourde…

En fait, le travail n’a jamais été l’intérêt de ce camp. L’intérêt était autre. Vie ensemble pendant deux semaines, échanges au sein du groupe, complicité, coups de gueules, coups de coeur... finalement le sentiment d'avoir fait quelque chose ensemble, d'avoir partagé quelque chose de fort.
La raison de notre présence est le renouveau. Kostajnica renait. Nous participons à cette renaissance. Le seul fait de notre présence ici signifie que Kostajnica n’est pas seule. Il y a toujours quelqu’un pour partager un renouveau. Echanges avec les jeunes de la commune, simples bonjours amicaux, quelques mots échangés ça et là, apparemment simples mais lourds d’importance pour le coeur et l’esprit, je pense. Kostajnica et ses enfants, Kostajnica et sa vie, Kostajnica et sa mémoire… peu à peu, je m’attache à cet endroit.
Je me dis que les différences sont faites pour être partagées, je me dis que le voyage sert à partager les différences. Je me dis que ce sont les formidables expériences qui rendent les gens formidables. J'ai aimé Kostajnica, j'y reviendrais je crois…

Je relis une fois de plus ces lignes, issues du journal que j’ai tenu durant le séjour. Je m’imagine encore assis sur les bancs du camp, écrasé par la chaleur du soleil, ou bien sur l’île défrichée, chantant avec les autres au coin du feu, avec des sourires complices une bière à la main… Jivieli ! A la tienne ! A la nôtre ! A la santé de Kostajnica !
Je relis ces lignes et imagine, mais je suis en Belgique, assis devant mon pc. Mes yeux papillonnent Je viens de survivre à 25 heures de bus. J'ai mal partout. J'ai traversé la Slovénie, l'Autriche, l'Allemagne, la moitié de la Croatie... Ca fait du chemin, mine de rien.

Je suis de retour, mais je connais maintenant la valeur des chantiers. J’ai attrapé le virus. Je pense que ça ne s’arrête jamais, je pense qu’on ne peut en guérir… et que c’est bien comme ça ! !



Seb.